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BRAME Philippe, Photographie

Né le 28 septembre 1965 à Willems dans le département du Nord, Philippe Brame installe en 1994 son atelier dans l'Aube. Après des études en sciences agronomiques et en lettres modernes (il dit de la poésie que c'est le fil conducteur de sa vie) Philippe Brame reprend l'écriture de ses carnets poétiques parallèlement à son travail d'éducateur dans un institut médico-éducatif pour enfants aveugles. De cette expérience va naître un travail sur le sens du regard.


Puis c'est le départ pour l'Afrique en tant que chef de mission au Centre de recherche et de documentation sur le Sahel. Après la "présence" de la cécité, c’est celle de la mort qui entre dans sa vie. Expériences difficiles dont Philippe Brame essayera de garder la mémoire - avec sa caméra - des corps décomposés par le choléra et la famine. Passer des choses que l’on voit et qui ne sont pas, à celles qui sont et qu’on ne voit pas  En dehors du monde un instant tout en y étant… De retour en France, sa rencontre avec Lucien Hervé *(qui a suivi le travail du photographe pendant dix ans) le guident vers une création photographique qui réconcilie l'être et l'acte, le présent et l'absent…


Ses œuvres photographiques et poétiques sont régulièrement présentées en France et à l’étranger.  Il donne des conférences et dirige des formations à la photographie et à la poésie
(Fondation Pedro Meyer au Mexique, Universités de Troyes etc.) ; il intervient également comme artiste professionnel pour les PAG  ( Projet artistique globalisé ) dans les collèges et lycées publics.

Textes de l’auteur, démarche artistique, extraits.

"L’expérience de voir est silence harmonieux des formes épousées, dormantes ou réveillées, parfois révélées à l’immensité de l’intime. Ici la création revient à mettre en suspension le point de vue afin de libérer l’espace de ses contours raisonnés.L’image-corps trop souvent excisée d’un œil pendu à la corde des apparences, s’asphyxie dans la portion congrue de notre appréhension du réel. Voir devient réduire à l’espèce ce que la nature multiplie, l’image-corps n’est plus alors qu’un leur de réponse à ce qui questionne notre rapport à l’autre.

 J’appelle cela le cliché de notre condition humaine, une praxis du visible, éperdue ou provocante, qui sert à cacher l’artifice de notre autonomie par le biais d’une autre autonomie mise en scène dans le cadre de la prise de vue. A ce stade, l’image a coupé toute filiation, tous référents à ses sources, elle tend à se suffire à elle-même dans sa relation avec autrui. La vision est une braise morte au feu des compromis. Autrement dit il y a « non existence à personne en danger »

A travers « Corps espacé », j’essaye de toucher le corps du monde, la matière avant le sujet comme s’il s’agissait de recueillir la sève de notre chair à la source du mystère de nos formes, ce qui lie et non relie l’unicité de notre multitude. Une sorte de brouillard qui change notre notion de distance et nous fasse ralentir à l’intérieur de nous pour apercevoir autre chose qui ne soit pas une chose mais une partie infinie de nous en l’autre… une relation épurée de nos accommodements quotidiens.

« Corps espacé » où le recueillement intime d’une forme à l’autre …/…"

Philippe BRAME

Il y a des nuits où la vie des choses apparait au grand jour, de sombres histoires deviennent le reposoir où la lumière mendie sa clarté. Une terre cuite, coulée dans le bronze saigne le sens de l’éphémère. L’œuvre à photographier, à écrire,a l’âme entaillée par les débris d’une vie -  étincelle jalouse du feu consumé…Comme un enfant isolé,  j’ai essayé de lire la grammaire charnelle, les mots de la matière et le secret passage entre les formes.

Voir sans savoir, ne pas montrer du doigt, tendre la main, les yeux, laisser l’irruption d’une vie, d’une œuvre, à l’abri des commentaires, répandre sa lave en fusion dans les profondeurs de notre propre interrogation

Je crois que l’image, le poème, donnent à voir ce qui ne peut se montrer, parce que le manque qu’ils contiennent l’un et l’autre  est digne de l’absence qu’ils déplorent.

Philippe BRAME

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Expositions personnelles

2016     
Ronchamp, une architecture de lumière, Porterie de Ronchamp par Renzo Piano.

Camille Claudel à la galerie MemoArt de Budapest, Hongrie.

2015        
Le ciel indifférent ( avec des poèmes de Dominique Ponnau )
Domaine du Tournefou, Aube.

TierraLuna, Centre Artistique et Culturel, Xalapa, Mexique.

Camille Claudel   La lumière procède du noir
Théâtre de l’Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes.

Galerie des Loges, Café des Arts, Grenoble.

2013    
Camille Claudel   La lumière procède du noir
Centre Art Contemporain Marnay-sur-Seine Camac

Musée Dubois-Boucher Nogent-sur-Seine, 70ème anniversaire de la mort de Camille Claudel

Ancien  palais de justice avec l'association Camille Claudel

Partition, un regard sur la Hongrie, Institut Hongrois de Paris

Arquitectura de la luz, Fabrica de Imagenes, Morelia. Mexique.

2012    
Rétrospective, de l’arbre au corps, Maison du Boulanger, Troyes, Champagne

 2011     
Architecture de lumière ( Ronchamp-Vézelay)
Centres Culturels Français. Universités Architecture, Oran, Tlemcen - Algérie.

Printemps de l’orgue à Saint-Antoine, Paris.

2009        
Ronchamp, sur les traces de Lucien Hervé. Gloires de l’ombre. Corps espacé

Pintér Szonja Galeria, Budapest – Hongrie.

Scène Nationale Midi-Pyrénées - Le Parvis, Tarbes.

Centre Européen de la Culture, Lodz – Pologne.

Domaine de La Valenne, Royan.


2008     
Corps
espacé - Gloires de l’ombre
Centre Franco-Japonais, Association de Tenri, Paris.

Maison Jules Roy, Conseil Général de L’Yonne.                                   

2006     
L’homme en scène,
Théâtre Le Trianon, Paris
L’arbre et l’eau…parabole du mouvement, Domaine culturel La Valenne, Royan

2005  
Corps espacé
, Conversations  avec Corinne Filippi. Passages, Centre d’Art Contemporain, Troyes.

2004    
Conversations avec Corinne Filippi

Le Pavillon, Centre d’Art, ville de Pantin.

Le Parvis, Scène National, Tarbes.

Nature, sa prière /  L’arbre et l’eau… parabole du mouvement, Galerie 21/Klee inc, Tokyo. Japon.

2003   
L’arbre et l’eau… parabole du mouvement
Pintér Szonja Galéria, Budapest. Hongrie.

Galerie Hitomi Bushi d’Eau, Paris.

2002   
Les mômes pour le dire !
Galerie de l’Eden, Romilly sur Seine.

FIAP Jean Monnet, Paris.

2001   
Crossing Magyar
Zebegény Gallery, Gödöllö University, Pannonhalma Galéria, Hongrie.

2000   
Les mômes pour le dire ! Galerie-Photo FNAC, France.

La flamme des choses, Cathédrale de Troyes.

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Prix, bourses, mécénat

2015
Inauguration de l’espace culturel Philippe Brame au Lycée Professionnelle Gabriel Voisin, Troyes.

2001 - 2004 – 2009 - 2011 – 2014-2016
Aide à l'exposition à l'étranger du Conseil Régional Champagne-Ardenne, ORCCA

2003
1er prix 100 œuvres,  Art Space Bastille, Paris.

2006
Mécénat Kodak pour  A l’ombre de la lumière. France.

2000
Bourse du FIACRE, Ministère de la Culture, DRAC Champagne-Ardenne, aide à la création d’atelier.

2004
Mécénat CANON pour Nature, sa prière, exposition à la galerie 21 Tokyo. Tirages (5 m x 1,44 cm) sur papier japonais, Tokyo, Japon.

2005
Mécénat Caisse des Dépôts et Consignations, Bourgogne, pour Gloires de l’ombre.

2007 - 2013
Bourse à la création du Conseil Régional Champagne-Ardenne, ORCCA.

2009
Bourse du FIACRE, Ministère de la Culture / DRAC Champagne-Ardenne, aide à la création.

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