Aucun produit disponible
« Procure les bonnes conditions à une mémoire, et elle pourra s’exprimer. »
L’ardoise est une vieille argile, et deux argiles ne pouvant être identiques, deux ardoises ne peuvent être que différentes.
C’est à partir de cette « vieille argile » que s’organise mon travail.
Au départ, il y a une intuition qui s’est construite sur la filiation des matériaux. Si je peux cuire de l’argile, que se passera-t-il en cuisant le matériau qui en est issu? L’expérience révèle que le feu permet au matériau de retrouver un espace perdu. L’ardoise s’ouvre, libère l’énergie des sédiments plus ou moins homogènes longuement accumulés en son sein. Une proposition naît de cette transformation. Comme en accéléré, elle permet une suite possible au cycle du minéral, en y inscrivant un acte culturel qui lui donne sens.
Cette double inscription du travail, à la fois naturelle et culturelle, travaillée au niveau de l’intimité de la matière, donne le sentiment que quelque chose s’est passé, dont l’origine est trouble.
Le travail « mémoire minérale » en est à sa troisième étape : après les Expansions libres, sont venues les Inclusions, et enfin les Expansions dans un moule.