DEGRANGES Frédéric, peinture, artiste permanent de la Galerie depuis 2014

« J’ai fait table rase du dessin pour ne laisser que l’essentiel : le dessin pour ce qu’il est, une trace pure et minimale. Comme dessin, on ne peut pas faire plus simple. Pourtant ce travail a vraiment rencontré la sensibilité des gens. »
Frédéric Dégranges

Biographie

Frédéric Dégranges est né en France en 1966. Il a passé les premières années de sa vie en Tunisie, puis sa famille s’est installée à Orléans.

C’est par la bande dessinée que très jeune il découvert le dessin, principalement à travers les travaux d’Hergé et de Franquin, puis plus tard de Moebius. La ligne claire est sa première école. En 1987, Frédéric Dégranges rentre à l’École Régionale des Beaux Arts d’Angoulême et étudie la Bande Dessinée. Ces années d’apprentissage sont l’occasion pour lui de découvrir et apprécier les travaux et démarches de nombreux artistes tels Paul Klee, Alberto Giacometti, Jackson Pollock, Rembrandt, Henri Moore, Egon Schiele…

Le dessin lui apparaissait à l’époque comme un moyen de voir : il travaillait ses croquis un peu à la manière de sténogrammes (sans regarder la feuille sur laquelle il trace), essayant de transcrire la réalité de sa vision. A partir de 1990, Frédéric Dégranges travaillé pour le cinéma d’animation en tant que storyboardeur pour de nombreuses séries TV.

Peu à peu ses préoccupations personnelles par rapport au dessin se sont éloignées de la pratique qu'il en avait au sein de sa profession. Avant tout un rejet de l’Image, telle qu’elle apparaît de nos jours, objet résultat, présentation standardisée assujettie à l’expression des idées et des formes.

La musique expérimentale minimaliste américaine (les travaux de La Monte Young, Tony Conrad, Charlemagne Palestine, et surtout Steve Reich et Eliane Radigue) ont alors joué pour lui un rôle important : il y trouvait l’énergie pour une créativité nouvelle.

En 2009, il trace ses premières "trames" : dessin minimal abstrait répétitif, juste des lignes, qui témoignent d’un échange sensible avec une surface, écritures temporelles d’un passage. Musique visuelle du temps, ces lignes, en s’ajoutant les unes aux autres, comme accumulation de milliers d’instants, forment des surfaces vibratoires lumineuses et optiques, révélant un imaginaire lié et dédié le plus simplement possible à la perception visuelle. Ce travail lui a ouvert une pratique différente et sensible du dessin qu'il travaille à présent, dessin écriture, dessin texture, tracer, façonner, modeler la matière graphique pour ainsi donner à Voir.

"Ma peinture repose sur le fait qu’il n’y a ici que ce que l’on voit. Ce que tu vois, c’est ce que tu vois."
Frank Stella

Lire la suite
Pour un meilleur affichage, merci de tourner votre téléphone.