GOUDJI, orfèvrerie, artiste permanent de la Galerie Capazza depuis 1977

« Ma première rencontre avec Dieu a lieu à l’âge de treize ans quand, pour la première fois de ma vie, je réussis à pénétrer dans une église en Géorgie, en déjouant la vigilance des gardes komosols qui en interdisaient l’entrée aux jeunes. Là, je vis une fresque représentant le Christ marchant sur les eaux du lac Tibériade. Cette vision totalement surréaliste pour le jeune garçon non initié que j’étais, provoqua en moi le désir fou et la volonté de comprendre. Pour cela, il fallait acquérir des connaissances que je n’avais pas. Dès lors, ma soif d’apprendre ne connut pas de limite. Bien que mon désir de réaliser des objets de culte parut invraisemblable vu d’Union Soviétique, j’eus très jeune la conviction, après mes études aux Beaux-Arts de Tbilissi, qu’il me fallait créer, de mes propres mains, des objets uniques, en aucun cas reproductibles, dans un matériau noble pouvant défier le temps, des objets de beauté, à la gloire de Dieu ».
Goudji


« Je commence par la fabrication des mes outils. La plupart de mes outils, je les fabrique moi-même, car ils n’existent plus, on ne les trouve pas à acheter ailleurs. Pour chaque objet unique, je dois créer de nouveaux outils, spéciaux, uniques également ».
Goudji

« J’attaque la matière première sans croquis préliminaire. Seul le métal, et sa spécificité, seule la pierre, et son mystère, me dictent ce qu’il me faut faire. Je travaille sans mesure préalable, tout au jugé. C’est la matière même qui me dicte les conditions selon lesquelles je dois avancer mon travail ».
Goudji


« Mes animaux fantastiques, stylisés, évoquent la mythologie, rappellent des civilisations disparues et les sources d’inspiration sont nombreuses ! Je m’inspire aussi bien du Proche-Orient ancien que des cultures méditerranéennes, de l’Europe centrale ou de l’art des Vikings ».
Goudji


« Mes bijoux, leurs formes viennent de très loin, de civilisations disparues. Ces objets de métal précieux livrés par les fouilles, c’est parfois tout de qu’il nous reste de ces cultures, les seuls témoins des gens qui les ont créés et des temps qui les ont vus utiliser ».
Goudji


Goudji, l’innocente rencontre


« Trente-six ans déjà se sont écoulés depuis notre première rencontre, ni l’un ni l’autre ne savions où le chemin nous mènerait.


Nous dévorions nos énergies, nos espérances avec confiance en exaltant sans réserve les vertueux enthousiasmes de la jeunesse.


Pas à pas les marteaux de Goudji ont résonnés plus fort et le temps faisant son œuvre, Sophie et moi avons pu admirer l’éclosion splendide, coupeuse de souffle.


J’aime l’acidité éclatante de l’argent dompté par les mains de fer de Goudji.


Sa voix aux accents de velours pourpre conduit nos regards de ses mains laborieuses vers ses yeux lumineux.


Goudji transmute les cultures et plaisante avec Chronos, puis s’approprie la vie à travers les fluides de son savoir et de son savoir-faire. Sa maîtrise et sa sagesse lui donnent le courage de ne pas craindre l’application. L’épée d’académicien, le formal du pape, le bestiaire onirique participent du même engagement. Conduire le contemplateur vers l’émotion, laquelle saura à son tour diriger nos regards au-delà des horizons convenus.


N’oublions pas Katherine. Elle a épousé Goudji comme l’ombre épouse la lumière.


Katherine est une ombre porteuse, non pas portée. Rembrandt lui aussi portait l’ombre pour faire resplendir son sujet.


L’œuvre de Goudji est un soleil dont chaque rayon chante l’amour inconditionnel d’une intimité strictement partagée avec le métal noble qui s’incline docilement, non pas vaincu, mais complice et fier d’être la source de l’objet désiré.


Je m’interroge souvent quant au mystère des croisements de routes. Rester disponible, savourer délicatement la fidélité de nos engagements dans le respect mutuel, être simplement heureux de continuer ensemble, cela ressemble sérieusement au bonheur d’une rencontre, la nôtre ».


Gérard Capazza, juillet 2012

Biographie

Né en Géorgie, il passe sa jeunesse à Batoumi auprès de son père, médecin-chef des hôpitaux, de sa mère professeur de sciences naturelles et de son frère, son aîné de deux ans.

Il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Tbilissi de 1958 à 1962 en section sculpture, il quitte la Géorgie en 1962 et gagne Moscou où il entame une carrière de sculpteur en rêvant de devenir orfèvre. En 1969, il épouse Katherine Barsacq, fille d'André Barsacq, qui travaille à l'Ambassade de France à Moscou, s’établit en France en janvier 1974 après cinq années de démarches et l'intervention personnelle du Président Georges Pompidou. Il obtient la naturalisation française en 1978.

Dès son arrivée à Paris, il réalise son rêve et crée enfin des bijoux et des objets décoratifs en métaux précieux pour des galeries d'art. De culture byzantine, après son installation à Paris, il saisit l’universalité du catholicisme et se passionne pour l’art paléochrétien, l'art roman et l'art gothique. Homme de multiples cultures, dès 1986, il exerce une grande activité dans le domaine de l'art contemporain et de l'art liturgique.

Son parcours est marqué par des rencontres avec des personnalités aussi diverses, en URSS, que Vladimir Vissotski et Sergueï Paradjanov, ou, plus tard, François Mathey, François Mitterrand, Edmond Jabès, Balthus, Gao Xingjian ou encore Jean-Paul II.

Son art est novateur sur tous les plans : sculpteur de formation, il ne veut créer pourtant que des pièces uniques, sorties de ses propres mains, sans jamais utiliser de procédés permettant l'édition ou la reproduction de l'œuvre à l'identique. Orfèvre, il conjugue la technique de la dinanderie avec l’incrustation de pierres dures dans le métal, innovation qu’il a élaborée seul. Mais Goudji est orfèvre avant tout et ne travaille que les métaux précieux. Il crée pour commencer des bijoux, fibules et torques. Les collectionneurs les nomment des "Goudji". Ils dessinent un trait d'union idéal entre les civilisations disparues, chères à Goudji, et la création la plus contemporaine.

Par la suite, Goudji créé de splendides objets imaginaires, de plus en plus importants : canthares, aquamaniles, rhytons, pyxides, personnages mythiques, animaux fabuleux, cervidés, zébus, nés de ses rêves, qu'il crée et réalise toujours de ses propres mains, car, pour Goudji, l'objet, en son essence, est unique, et destiné à le rester. Il élabore une technique de repoussé à la main et au marteau, à partir d'une mince feuille de métal, qui interdit toute reproduction à l'identique.

Très vite reconnu, il est sollicité en 1976 pour créer et réaliser l’épée d’académicien de Félicien Marceau. Depuis lors, Goudji a réalisé un grand nombre de bijoux et plusieurs centaines d’objets en or, argent et pierres dures, ainsi que quatorze épées d’académicien dont celles d’Hélène Carrère d'Encausse, Raymond Barre ou Maurice Allais. Ses œuvres sont l'objet de grandes expositions personnelles dans des galeries d'art ou des musées en France et à l'étranger. Elles sont notamment offertes par les Présidents de la République François Mitterrand, Jacques Chirac ou encore Nicolas Sarkozy aux Chefs d'Etats étrangers.

La plupart des pièces civiles sont conservées dans des collections privées. Plusieurs musées en possèdent : Musée des Arts décoratifs de Paris, Musée Mandet de Riom, Musée Dobrée de Nantes, Musée des Arts décoratifs de Lyon, Musée du Château de Blois en France, Kunsthaus Dr Hartl à Freising en Bavière ou encore Musées du Vatican à Rome.

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Distinctions

Chevalier de la Légion d’honneur (Décret du 11 juillet 2008)
Officier de l'Ordre des Arts et Lettres
Chevalier de l'Ordre national du Mérite (Décret du 14 novembre 2001)
Membre de l'Académie catholique de France, section Arts et Lettres (élection et nomination du 9 décembre 2009)

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Œuvre liturgique

En 1985, il crée une cuve baptismale et un chandelier pascal pour l’exposition du Comité National d’Art Sacré, à l’abbaye de l’Epau ; ce choix est significatif et éclaire toute son œuvre liturgique. Cette œuvre déposée en 1986 à la Cathédrale Notre-Dame de Paris est en lien avec le baptême et Pâques, l’eau et la lumière. C’est pour lui le signe d’une renaissance, peut-être une troisième vie, après l’Union soviétique et l’arrivée à Paris, consacrée à la plénitude de son art qu’il conçoit comme « des objets de beauté, à la gloire de Dieu». Il réussit à renouveler le matériel liturgique tout en l’inscrivant dans la tradition.

De l’objet, Goudji passe naturellement au sanctuaire, rejoignant la préoccupation des grands architectes qui désirent que tout soit en harmonie, le mobilier et l’immobilier. Chaque pièce exprime une pensée théologique par les matériaux, les pierres, les couleurs et le bestiaire revisité par l’orient caucasien. Les gemmes enchâssées qui sont une des composantes majeures de l’œuvre rappellent les douze pierres, citées par l’Apocalypse comme fondement de la Jérusalem céleste.

Entre 1992 et 1996, il conçoit vingt cinq pièces, dont le Maître-autel, pour la Cathédrale Notre-Dame de Chartres, toutes inscrites à l’Inventaire du Patrimoine. En 2008, il crée vingt-cinq nouvelles oeuvres (vases sacrés, chandeliers, ciboire), qui font de la collection chartraine l'une des plus importantes collections d'œuvres liturgiques de Goudji en France. Il réaménage plusieurs sanctuaires de cathédrales, abbayes et églises : cathédrale de Luçon (1995) ; l'abbatiale de Saint Philibert de Tournus (1999) la grande Trappe de Soligny (2000), Saint-Pierre de Champagne sur Rhône (2000) ; la cathédrale de Cambrai (2003), l'abbatiale N-D de Belleville en Beaujolais (2004) ; Fribourg en Suisse (2004) ; la Basilique Sainte-Clotilde (2007) à Paris.

Il crée des cuves baptismales : Notre-Dame de Paris (1986), Saint-Jean de Montmartre (2007), Saint-Pierre de Champagne, de grands ostensoirs de procession : Lourdes, Le Puy en Velay, des crosses d’abbé et d’évêque : abbé de Saint-Maurice de Clervaux (1994), abbé de Triors (1996), abbé de Champagne sur Rhône (2000), Mgr Jean-Louis Bruguès (Rome), Mgr Hervé Giraud (Soissons), des reliquaires : Abbaye de Sept-Fons (1998), Saint Philibert de Tournus, Cathédrale de Cahors (2002), des couronnes de lumière : Saint Philibert de Tournus (2002), la collégiale Saint-Liphard de Meung-sur-Loire (2004), des colombes eucharistiques : Chartres, Blois, Vendôme, des calices : chapelle Notre-Dame du Haut de Ronchamp.

En 1999, il réalise le reliquaire du Padre Pio, offert au pape Jean-Paul II, à sa demande et à l'occasion de la béatification de Padre Pio, par les Frères Mineurs Capucins. Puis, à la demande de Mgr Piero Marini, Maître des Célébrations Pontificales, le marteau d'ouverture de la Porte Sainte et le rational que porte le pape sur son pluvial, créé par l'atelier Xreggio de Trévise, pour l’ouverture de la porte sainte de Saint-Pierre de Rome par le pape Jean-Paul II.

En 2004, les Frères Mineurs Capucins font encore appel à Goudji pour les vases sacrés, la croix de procession, l'ostensoir, la lanterne, l'encensoir et sa navette à encens, ainsi que la couverture d'évangéliaire. En 2008, Goudji créé et réalise la châsse de cristal de Padre Pio pour la translation du saint le 24 avril 2008 à San Giovanni Rotondo dans les Pouilles en Italie.

Pour la venue du Pape à Lourdes, S.E. Mgr Jacques Perrier réunit 32 oeuvres de Goudji, en provenance de diverses cathédrales et monastères, en France et à l'étranger, pour la messe de la Croix Glorieuse du 14 septembre 2008 par Benoît XVI. A l'occasion de cette messe pontificale, Goudji crée la Croix Glorieuse, destinée au sanctuaire de Lourdes.

Pour les fêtes de la Pentecôte 2009, Goudji crée et réalise la couverture d'évangéliaire du monastère d'Abu Gosh (אבו גוש ; أبو غوش) ou Abbaye Sainte Marie de la Résurrection, près de Jérusalem, une abbaye bénédictine constituant l'un des quatre domaines nationaux français de Terre Sainte.

Pour la venue du Pape le 21 juin 2009 à San Giovanni Rotondo, les Frères Mineurs Capucins font appel à Goudji pour créer une monstrance-reliquaire du coeur de Padre Pio, une lampe à huile dédiée au pape Jean-Paul II, une lampe à huile dédiée au pape Benoît XVI, et deux chandeliers des acolytes. Puis le 23 septembre 2009, Goudji crée le sarcophage fermé de Padre Pio.


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Monographies

2012  Goudji, par Gérard Capazza, Galerie Capazza, Nancay

2007  Goudji, le magicien d’or, Jacques Santrot, Préface de Daniel Rondeau, Postface d'Elisabeth Latrémolière, Éditions Gourcuff & Gradenigro, Paris

2002  Goudji, Stéphane Barsacq, Bernard Berthod, Préface d'Hélène Carrère d'Encausse, Éditions de l'Amateur, Paris

1999  Goudji, par Stéphane Barsacq, Galerie Capazza, Nancay

Goudji, orfèvre, par Chantal Fernex de Mongex et Stéphane Barsacq, Éditions Musée des Beaux-Arts de Chambéry

1993  De pierre, de métal et de feu, Goudji, orfèvre contemporain, par Jacques Santrot, Préface de Robert Turcan, Musée Dobrée de Nantes

Goudji, par Marc Hérissé, Préface de Félicien Marceau, Éditions de l'Amateur, Paris

Goudji au Louvre, par Michel Laclotte, et Jacques Santrot, Réunion des Musées Nationaux, RMN, Paris

Goudji, par Jean Paget, Éditions Galerie Claude Bernard, Paris

Goudji, Histoire d'un art, par Jacques Santrot, Kunsthaus Dc Hartl, Freising

1992  Goudji, sculpteur-orfèvre, par Graham Hughes, Edition "The Fine Art Society, London, in association with ASB, Zürich"

1991 Goudji, orfèvre contemporain, par Marie-Josée Linou, Éditions Musée Mandet de Riom

Goudji, Textes de Goudji et de François Mathey, Éditions Galerie Claude Bernard, Paris

1989  Goudji, par François Mathey, Éditions Galerie Claude Bernard, Paris

1987  Goudji, par Malcolm Lakin et Théo Kok, Préface de Janine Rensch, Textes de Félicien Marceau et François Mathey, Éditions ASB Gallery, Londres

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Quelques propos sur l’art de Goudji

« Goudji, comme Michel Ange hier, César plus près de nous, que son prénom seul suffit à désigner, à situer dans l’histoire de l’art, est un orfèvre dans la plus grande tradition, celle de Benvenuto Cellini. Orfèvre, est-ce la meilleure définition que l’on puisse donner de lui ?
Certainement pas tant il est multiple, indéfinissable, riche de tous les matériaux souvent inconnus qu’il utilise. L’orfèvre, disent les dictionnaires, est celui qui travaille les métaux, l’or et l’argent, voire les pierres. Mais Goudji est d’abord celui qui rêve ce qu’il fera - au sens de faber - il invente ce qui n’a jamais existé et qui n’existera qu’une fois. Puis du rêve, il passe à la réalité, la transforme, dessine parfois, rarement (lorsqu’il crée une épée par exemple, et toutes sont superbes, irréelles de tant de beauté), mais le plus souvent sa main va droit au métal, à la matière et du contact des deux nait un objet inoubliable. Il travaille de ses mains le métal avec les instruments qu’il a de ses mains forgés, et y mêle tout ce que son imagination lui commande de matières - pierres dures généralement - et de couleurs.
Sa conception est celle des artistes formés aux plus anciennes traditions, maître de leur œuvre de bout en bout et non celle du monde où nous vivons, où les tâches sont partagées, où en dernier ressort on cherche l’artiste. Goudji vient d’un autre monde, la Colchide, où Jason ravit la Toison d’Or, et qui était lorsqu’il naquit, la Géorgie, carrefour de plusieurs civilisations. Le christianisme s’y implanta dès le IVe siècle, et y apparurent presque aussitôt des églises, annonciatrices de l’art roman. Il vient aussi d’une tradition artistique fort ancienne, celle de Scythes, magiciens du travail de l’or, acquise dans les musées de sa Géorgie natale et de la Russie de ses jeunes années. Mais Goudji qui a tout lu, tout regardé des musées, des églises, est aussi le produit, ou mieux, le représentant, de l’art si pur du Moyen Âge chrétien. Son bestiaire qui emplit son œuvre a souvent l’air surgi du chapiteau d’une cathédrale, ses bijoux, on les croirait trouvés dans quelque tombe ancienne, et ses objets - coupe, custode, flambeau - mêlent aux éléments du passé une conception d’une incroyable modernité. Les contemporains d’Homère, les hommes du Moyen Âge et ceux du XXIe siècle, tous peuvent se reconnaître dans cette œuvre multiforme, échappant au temps et aux traditions spatiales, parfois les unissant toutes dans une même création.
Depuis quelques années, l’art de Goudji a pris une nouvelle dimension, religieuse. En un temps où l’on dit que les églises se vident, elles sont pourtant illuminées de l’art liturgique de Goudji : autel de Chartres, de Luçon, de Tournus, marteau jubilaire dont le pape se servit pour marquer l’Année Sainte. Cathèdres, ambons, croix d’autel, calices. Les plus belles cathédrales de France sont désormais riches des œuvres que Goudji a créées pour elles et qui, tout naturellement s’y sont intégrées. On avait presque oublié, en un temps où domine une civilisation matérielle, matérialiste, qu’aux origines de l’Art il y eut toujours cette rencontre du Spirituel et du Beau, de l’Art et de la Foi. Goudji, en revenant à cette tradition porte avec lui un message d’espérance. Qu’il en soit remercié. Tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes ont une œuvre de Goudji sous les yeux - une épée, une fibule - savent qu’à la regarder ils y voient non un simple objet aussi précieux fût-il, mais jaillir aussi l’esprit, qui se nomme beauté ».
Texte Hélène Carrère d’Encausse de l’Académie Française
(préface livre « Goudji », Stéphane Barsacq et Bernard Berthod »)

« Goudji ! Avec ce seul prénom flamboyant, qui fuse et détone comme un bouquet d'artifice, ce moderne Benvenuto Cellini au style unique, orfèvre à défaut d'autre mot, mais artiste avant tout, s'est fait un nom à part entière. Comme avant lui Arman ou Balthus ou César, pour n'oser citer que des contemporains ».

Marc Hérissé, Monographie de Goudji

« Ce qui me frappe dans l'art de Goudji, c'est le souci qui y apparaît de donner aux objets une dimension en quelque sorte mythique tout en gardant leur signification originelle. Cet art qui vient de loin, de très loin, dans l'espace et le temps, de plus loin encore et du plus profond de la sensibilité de l'artiste, est aussi un art résolument planté dans le monde actuel et qui le reflète. Il rejoint ce point magique où la beauté transfigure le réel sans perdre le contact avec lui ».

Félicien Marceau de l'Académie française

« Il en est ainsi parce que l'art de Goudji s'adresse au cœur des hommes ; car ses œuvres respirent tout à la fois la beauté et la sagesse, la hardiesse et l'équilibre. Mais aussi parce qu'il sait magnifier tout ce qui élève l'homme : le surréel comme l'amour du terroir et, de tout, faire un poème incarné dans le bestiaire où il excelle ».

Jean Cluzel de l'Institut

« Un mystère d'amour dans le métal repose ...

Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres.

Ces Vers dorés de Gérard de Nerval qui légitime aussi, comme on sait, la révérence de l'homme envers l'animal, me semblent pouvoir servir de légende aux chefs-d’œuvre de Goudji... En montrant le sacré, l'artiste est littéralement et authentiquement "hiérophante", grand prêtre ou médiateur qui relie l'homme à ce qu'il croit avoir dépassé comme à ce qui le dépasse.

Goudji est cet hiérophante, héritier lointain des Dactyles et d'Orphée ».

Robert TURCAN, de l'Institut

« Intellectuel et sensible à la fois, l'art de Goudji est une moderne alchimie, une transmutation de la matière, qu'il faut choisir et dompter avant d'y insuffler cet esprit qui lui donne force et beauté, équilibre et intemporalité ».

Témoin contemporain d'âges révolus et archéologue des temps présents, Goudji rappelle et recrée, transforme et suggère. Sa référence n'est plus quotidienne, elle est d'éternité.

Jacques Santrot, Conservateur en chef des Musées de Loire-Atlantique, Directeur du Musée Thomas Dobrée de Nantes

« On pourrait croire les oeuvres de Goudji surgies intactes d'un passé plusieurs fois millénaire. Elles expriment l'éternité des choses, elles semblent s'opposer à l'usure du temps. Goudji affirme la volonté d'un art de la pérennité, voué à la survie. Ces formes pleines de force et de dignité répondent à une fonction symbolique et seront la trace de son passage sur cette terre... Reconnaissons seulement le souffle quand il passe ».

Marie-José Linou, Conservateur des musées de Riom

« Que Goudji ait été choisi pour créer la première ligne de bijoux spécialement destinée au Musée du Louvre n'étonnera personne. Outre le fait que plusieurs oeuvres de ce grand artiste sont déjà entrées dans les collections de musées français et étrangers, où y ont été exposées, il y a une évidente connivence entre son art, qui s'inspire explicitement de l'orfèvrerie d'anciennes civilisations - mésopotamienne, grecque, hittite, étrusque... - , et le Musée de France où celles-ci sont le plus brillamment représentées. D'ailleurs, qu'il s'agisse du Louvre ou du travail de Goudji, d'une certaine façon le but ultime est le même, puisqu'il s'agit ici de recréer, et là de célébrer, une beauté qui échappe aux inconséquences de la mode et que l'on aimerait dire intemporelle. »

Michel Laclotte, Président-Directeur du musée du Louvre

« Les œuvres d'art de Goudji sont des œuvres fortes, réduites à l'essentiel, intemporelles, des objets de beauté et de culture. Je suis convaincu qu'il est et restera un artiste important de notre époque ».

Dr. Hans HARTL - Kunsthaus Dr. Hartl, Capitale médiévale de la Bavière

« C'est le génie créateur de Goudji qui nous invite à pénétrer dans cet univers où l'association des matières étrangères s'harmonise en une communion unique en son genre. Œuvre anonyme, œuvre identifiable d'un seul coup d'œil, point n'est besoin de signature pour reconnaître l'objet, la pièce, le bijou façonné par ce grand maître qui se mit et se remit bien souvent à son établi afin de nous offrir cette perfection que seul homme de génie sait insuffler à la matière inerte pour la rendre vivante, si forte et si présente dans une modernité qui ouvre l'ère du XXIe siècle vers une voie nouvelle ».

Chantal Fernex de Mongex, Conservateur des Musées de Chambéry

« Car, il y a dans la Nature, d'un côté la matière où sont les minéraux qui dorment et les métaux qui sommeillent en attendant que quelqu'un vienne les délier des lois qui les maintiennent dans la nuit et le silence et les ouvrir aux secrets de la conscience, comme l'espérait Victor Hugo.

Et de l'autre côté, parmi les humains, il y a les princes, que l'on dit charmants, mais au charme en réalité puissant des Eveilleurs, des "Emerveilleurs" sous leurs trois espèces: les physiciens, les magiciens, les artistes: les premiers qui cherchent le secret de cette matière, les deuxièmes qui procèdent à ses transmutations, les troisièmes qui œuvrent à lui donner accès au monde des symboles et de la lumière par la grâce des formes qui annoncent sa théophanie. Ce sont ces deux dernières auxquelles tu appartiens.

C'est en effet du haut en bas de ton être, dans l'union amoureuse qui s'accomplit en toi entre ces trois mondes: le minéral, le symbolique et le sacré, que se situe le cœur incandescent de ta vie et de ton art.

Voyons comment cela se passe : D'un côté, les carrières de pierres et de métaux précieux aux appellations fabuleuses. Et de l'autre côté, des êtres des grands fonds de la psyché humaine, de grands archétypes sauvages qui peuplent ton inconscient érudit et que tu débusques au cours de tes plongées de spéléologue du rêve pour les incarner dans ces pierres et métaux au grand jour de ta création ... »

Yves Jaigu, Directeur Honoraire de France-Culture, Directeur Honoraire de France 3

Extrait du discours de remise des insignes du Mérite National à Goudji le 31/1/2002

« Goudji et tout est dit

Les œuvres vous regardent en une gerbe de couleurs, mais sans faire de bruit, dans l'éclat de leur pureté, telles les orfèvreries sublimes, contemporaines et intemporelles de Goudji ».

Philippe Farcy, Tour et Taxis et merveilles, La Libre Belgique - 19 janvier 2006

« Goudji, en un mot tout est dit, la perfection. L'objet s'appelle Migrations, comme le font les gens ou les meubles. Comme l'a fait Goudji, sorti de l'empire soviétique pour continuer en France une carrière prodigieuse dont on parlera encore dans 500 ans. »

Isabelle Blandiaux, La Libre essentielle - 18 janvier 2006

« Le président de la République, Georges Pompidou, avait dû s'en mêler pour que celui qui était devenu un paria en URSS "amoral, politiquement pas éduqué, et instable" obtienne son bon de sortie.

Et voilà qu'il s'invitait au Musée des Art décoratifs, qu'il réchauffait les églises d'Occident du souffle des peuples antiques et des artistes de la Renaissance...

Sourd aux trompettes de la renommée et à l'écho sonore des modes, Goudji n'a pas relevé la tête. Penché sur sa table qu'éclaire une forêt de lampes au métal écaillé, il tourmente la feuille d'or ».

Vianney Aubert, Le Figaro - 18 juin 2002

« Goudji - Son art a séduit le Pape

Jean-Paul II, baptisant un jeune marin à Longchamp lors des journées mondiales de la Jeunesse en 1997, fut à ce point ému par la noble pureté du baptistère d'argent où il avait puisé l'eau consacrée qu'il souhaita connaître les mains qui avaient façonné telle merveille. Ces mains étaient celles de Goudji.

Il est vrai que nul ne parvient comme ce piégeur de lumière à retrouver le poétique chemin des archétypes premiers. Ceux-là que l'on découvre si étrangement parents de culture en culture, d'un temps à l'autre, d'une religion à l'autre, qui font le lit des mythes, et toujours semblent adéquats à l'époque.

Car ce n'est pas que l'art de Goudji soit hors du temps, il est dans la trame même du temps, son équilibre, comme sa richesse sont avant tout intérieurs, son inventivité s'enracine dans l'éternel du rêve ».

Béatrice Comte, Figaro Magazine n° 1000 du 24 décembre 1999

« On a déjà beaucoup écrit de Goudji et de son art, unique entre tous. Qui est-il ? Un sculpteur ? Un alchimiste ? Je vois en lui un homme rebelle à toute définition, les contenant toutes, et les annulant les unes par les autres. Un cas unique... La contemplation des œuvres de Goudji est infinie : la perfection n'est pas d'imposer une finition, mais que la finition s'excède toujours elle-même. Le chiffre unique est la somme de tous les possibles. Une œuvre de Goudji les résume toutes, comme chacune résume la tradition qui lui a donné vie, sans jamais s'y enfermer ».

Stéphane Barsacq, Extraits de la préface du catalogue exposition Goudji 1999

« La comparaison heurtera sa modestie, mais elle s'impose pourtant : on l'appelle déjà de son vivant par son seul prénom, comme Michel-Ange et Raphaël, Rembrandt et Titien... De ses mains sortent comme par prodige des chefs-d'oeuvre de vermeil ou d'argent, sertis de pierres dures dont le nom seul est un poème : lapis lazuli, jaspe et sodalite, cristal tourmaline, oeil-de-fer et oeil-de-faucon, orthoceras, chrysolithe et chrysoprase, aventurine et calcédoine ».

Marie-Gabrielle Leblanc, Famille Chrétienne

« L'aventurier de l'art perdu

Il est comme un roc, avec un physique à la Picasso : sa création est un travail de force. Il ne dessine pas ses objets. Souvent il les rêve la nuit et les réalise lui-même dans l'exaltation, à partir de plaques d'or et d'argent massifs qu'il martèle, façonne, incruste ».

Francine Vormèse, ELLE

« Goudji, la magie d'un grand orfèvre

Goudji est comme ses oeuvres, à l'extérieur, patiné de douceur comme le métal qu'il caresse et à l'intérieur, dévoré par le feu de la création et du métal en fusion. Goudji transcende le temps et défie la beauté. Il n'est pas prisonnier d'une mode, d'un art, il est hors du temps ».

Patricia Dewames, Château-Musée de Seneffe

« Une exposition digne d'un musée avec des œuvres qui assument la mémoire de l'humanité. A ne pas manquer ».

Béatrice Comte, Figaro Magazine - 24/12/2001

« Une modernité millénaire qui inspire admiration, émotion, quelque chose comme une célébration d'amour entre l'homme et la création ».

Josette Mélèze, Pariscope

« Consécration suprême, on le supplie de revenir, pour une manifestation de haut vol, dans la ville qu'il a eu tellement de mal à quitter : Moscou ! Beaucoup d'eau de la Volga a coulé sous ses ponts... »

Edith Mannoni, Art et Décoration

« L'orfèvrerie selon Goudji

À la vérité, l'art de Goudji est totalement intemporel, avec quelques certitudes : aucune gratuité dans son langage ornemental, une rare maîtrise, et une force étonnante qui ressemble à un état de grâce ».

Axelle de Gaigneron, Connaissance des Arts

« Goudji - Le voleur de lune

Les textes de la sécession viennoise sur "l'art total " semblent écrits pour lui. Il façonne en sculpteur des pièces d'orfèvrerie toujours uniques, qu'il décore en coloriste avec le bleu de la sodalite, le rouge du jaspe ou le vert de la chrysoprase... La beauté est aux yeux de Goudji rédemptrice. Elle exprime le sacré. Le passage en son atelier des métaux par le feu n'est pas innocent : il transmue en flaque de lumière la sombre opacité du minerai ».

Béatrice Comte, Figaro Magazine

« Il a la solidité de ceux qui ont trouvé la voie de l'essentiel... il ne cherche pas l'effet, il va au-delà. L'univers de Goudji est un écrin d'esthète. Il vit l'exceptionnel au quotidien, comme une chose très naturelle. Ce qu'il fait est novateur, mais ancré dans les canons de la beauté classique. La richesse de l'oeuvre de Goudji reflète celle de son personnage. Pétri de toutes les cultures, il est aussi pétri de vie. Il a su réaliser que pour atteindre les sommets, l'art doit être puisé dans la vie ».

Monelle Hayot, L'œil

« Bienvenue toute particulière à Goudji parvenu à la cime de l'arbre alors qu'une vie entière parfois n'y suffit pas. Si j'ai vu dans ma vie des centaines d'expositions, aucune ne m'a surpris et charmé comme celle de Goudji. Son langage ornemental est d'une grande simplicité, cependant il frappe par ses qualités décoratives. Partout vous serez impressionnés par la sûreté de son style et par son originalité inépuisable et raffinée ».

Graham Hughes, Arts Review - Londres

« Goudji, l'artiste aux mains d'or

Mais la véritable consécration naîtra de sa rencontre avec Claude Bernard, le Kahnweiler de cette fin de siècle. Pendant cinq ans, Claude Bernard va se constituer une collection des œuvres les plus belles et les plus marquantes de Goudji et entreprendre un véritable tour du monde : avant d'exposer les créations de l'artiste dans sa galerie, il veut être convaincu qu'il a devant lui une œuvre authentique, unique et plus forte que toutes les autres. L'exposition a lieu en 1989. Goudji a enfin prouvé au monde qu'il a bien des mains d'or ! »

Claudine Durand, La Vie

« Le plaisir des œuvres et des mots

S'il fallait éclairer ce qui précède d'un exemple, ce serait sans doute Goudji. À cela mille raisons, et peut-être tout d'abord la frustration de n'avoir jamais eu l'occasion d'écrire à propos d'un artiste et d'une oeuvre pourtant "suivis" dès leurs débuts à Paris. Goudji, on le sait, pratique l'art millénaire des orfèvres, cet art si particulier qui associe inextricablement le dessin et la sculpture, la beauté des matières et la magie du feu, le travail manuel et la création pure.

Enfin à côté des œuvres, il y a la poésie de leurs appellations. Custode, hydrie, puiselle, oenochoé, aquamanile, cratère, rhyton, situle, torque : qui ne se montrerait séduit par de pareils termes ? »

Xavier Narbaïts, L'Œil

« Goudji, sculpteur et orfèvre

L'homme a nourri sa force créatrice à ces moments d'ombre pour nous donner une œuvre puissante et lumineuse qui transcende le réel et le quotidien.

François 1er déplaça Benvenuto Cellini d'Italie pour l'installer dans la tour de Nesle. Goudji, lui, a choisi seul de venir s'établir et créer en France. Sachons en profiter ».

Martine Fourmont, CNRS

« Goudji, l'immense

Le Musée des Beaux-Arts de Chambéry donne, une nouvelle fois, l'occasion d'approcher l'œuvre immense de Goudji.

À la lumière de ces pièces somptueuses, on pose un regard différent sur celui qui sait bâtir un tel trésor au travers d'une vraie forme d'humilité, de sincérité, d'ardeur. Goudji n'est pas quelqu'un comme les autres ».

Ariane Grenon, France Catholique

« Goudji, orfèvre de la nuit des temps

Ses œuvres ont la beauté d'une prière. Elles illuminent les chœurs des cathédrales de Chartres, de Paris... Le Vatican lui a demandé de réaliser les objets liturgiques de l'Année Sainte. Itinéraire d'un artiste hors du commun.

Avec leurs lignes d'une pureté extrême et un bestiaire imaginaire rappelant les temps antiques, ces œuvres, qu'elles soient ou non destinées au culte, donnent l'impression d'exister depuis la nuit des temps. Sacré et profane se rejoignent dans un même élan poétique chez cet artiste croyant qui ne dissocie pas ces deux aspects de la création, pour Goudji c'est l'art en général qui est sacré. Il lui consacre d'ailleurs chaque seconde de sa vie. L'orfèvre ne s'arrête jamais. Rêvant la nuit ce qu'il réalise le jour.

Claire Dugast, Pèlerin Magazine - 14 avril 2000

« Nous avons été éblouis par votre créativité, l'ampleur de votre œuvre et votre inspiration qui prend sa source dans les origines mêmes de notre civilisation.

J'ai été très sensible aux citations qui ornent les murs, " la gestation qui nécessite un mûrissement nocturne - Une méditation quasi-métaphysique - Je m'avance et je m'arrête ".

On pourrait prononcer cette même phrase pour la création scientifique et j'ai pris conscience de l'étroite parenté entre la création artistique et scientifique. Dans les deux cas, il y a la même lente réflexion qui engage tout l'être, la même confrontation entre les rêveries nocturnes et la réalité qu'il faut ensuite affronter, que ce soit la résistance des matériaux, les mécanismes qui régissent les sensations, les émotions ou, pour le scientifique, les faits qui imposent leur présence derrière les apparences ».

Professeur Maurice Tubiana

Président Honoraire de l'Académie Nationale de Médecine

Membre de l'Académie des Sciences - 29 mai 2007

après la visite de "Goudji, le Magicien d'Or" au Château royal de Blois

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Quelques propos sur l’art liturgique de Goudji

Travail de Goudji à Chartres

« Décidément, c'est un merveilleux travail, simple, grand, conforme aux exigences de son objet et du site qui l'appelle. Pour une fois une œuvre que l'on ose qualifier de sacré tant il est rare d'utiliser ce terme sans flagornerie. Je comprends l'enthousiasme des fidèles et du clergé qui ont ressenti au plus profond de leur être que l'art véritable est une création inspirée, exigeante, intemporelle dans son expression, universelle dans sa matérialité. C'est un témoignage inattendu pour notre temps et c'est bien ainsi que l'autel de Chartres sera désormais perçu dans l'histoire de l'art ».

François Mathey, Conservateur en chef du Musée des Arts Décoratifs de Paris

La cathédrale de Chartres à travers l'histoire

« Au XXe siècle...à la demande de l'évêque, l'orfèvre Goudji réalisa un ensemble liturgique d'une très grande beauté ».

Alain Erlande-Brandenburg, Conservateur Général du Patrimoine

Cathédrale de Luçon, le mobilier du chœur de 1770 à 1995. Des premiers aménagements à l'intervention contemporaine du sculpteur Goudji

« La découverte en 1992 du nouveau mobilier mis en place dans la cathédrale de Chartres fût, pour l'évêque de Luçon, le coup de foudre. Le contact est aussitôt établi avec l'auteur de ce prestigieux ensemble. Le sculpteur Goudji vient à Luçon en 1993 pour faire connaissance avec la cathédrale. Ce qu'il faut savoir et retenir, c'est que pour reprendre les termes de Françoise Plessis : "Goudji n'est pas un homme du passé", mais bien un artiste de demain ; toutes ses œuvres resteront le symbole, bien au-delà de nous, d'une création, unique en son siècle, d'un artiste qui a toujours souhaité laisser une trace de son passage sur cette terre ».

Louis Delhumeau, 303 - Arts, Recherches et Créations

Lettre du Vatican, 8 septembre 1997, à Goudji

« Sensible à votre disponibilité, le Pape m'a chargé de vous exprimer sa vive gratitude. Il a apprécié le fait que, pour des célébrations majeures comme celle du baptême de dix néophytes des cinq continents, l'on puisse disposer d'objets d'une grande dignité qui aident à rendre expressifs et clairement perceptibles les signes sacramentels essentiels, au cœur d'un rassemblement fervent de grande ampleur ».

S.E. Monseigneur GB Ré, Substitut du Pape

Lettre du 29 août 1997, à Goudji

Au lendemain des JMJ

« La puissante simplicité et la beauté de vos créations ont frappé tous les participants, et d'abord le Pape lui-même. Tout était d'une qualité esthétique et spirituelle à la hauteur de l'événement ».

Cardinal Lustiger, Archevêque de Paris

« Le classicisme de Goudji, cette préciosité intemporelle de son art du volume, et aussi de la couleur par les matières rares, fait varier les formes et les proportions en seule dépendance d'une unité à trouver avec l'architecture de l'espace liturgique et l'ensemble du mobilier et des objets cultuels destinés à ce lieu ».

Sabine de Lavergne, Chroniques d'Art Sacré

Goudji travaille pour le Pape

« Est-il besoin de présenter Goudji, sculpteur et surtout orfèvre, tant son nom et son oeuvre sont connus universellement ?..L'artiste venu d'Orient a mis son talent au service de l'Eglise de Rome comme naguère les moines de Byzance chassés par les empereurs iconoclastes ».

Bernard Berthod, Conservateur du Musée de Fourvière

Consécration du Maître-autel de Chartres

Homélie du 30 mai 1992

« Avant même d'ouvrir cette célébration, je voudrais exprimer ma gratitude (cela va de soi), mais plus encore mon admiration. Admiration pour l'œuvre réalisée par Goudji : elle n'est en place que depuis hier et déjà elle a conquis les Chartrains. En elle, se conjuguent la force et la délicatesse des détails, la rigueur et ce qu'il faut d'éclat, la tradition et la modernité, le symbolisme réfléchi et la sensibilité spontanée ».

Mgr Jacques Perrier, Évêque de Chartres

Le Renouveau

« Et pour conclure ce chapitre, j'abuserai du privilège qu'ont les auteurs de dévoiler leur préférence en citant un dernier nom, celui du Géorgien Goudji, dont les réalisations pour la cathédrale de Chartres (autel majeur, chaire épiscopale, croix et vases sacrés, évangéliaire et encensoir) sont dignes de la sublime architecture qui les abrite. Les œuvres incomparables de cet artiste inspiré nous livrent une clé pour comprendre les objets du sacré : c'est qu'ils sont hors du temps ».

Marc Déceneux, Les objets du sacré - Ed. Ouest France

Consécration du Maître-autel de Luçon

Homélie du 21 mai 1995

« En décidant la réalisation de cette œuvre magnifique, nous voulions donner un signe et offrir une chance. Un signe gratuit de beauté offert à la beauté de Dieu... »

Mgr François Garnier, Évêque de Luçon

Abbatiale Saint Philibert de Tournus

Consécration du Maître-Autel la veille de l'ouverture de l'Année Sainte - 19 Décembre 1999

« Questel, au XXe siècle, aura sauvé St Philibert de Tournus. Et si l'an 2000 s'achèvera par d'importants travaux intérieurs et extérieurs, il sera né avec la création du nouveau mobilier liturgique de l'Abbatiale par Goudji. Alors que plus rien n'arrêterait le regard si ce n'est la pureté des lignes romanes, dépouillées il est vrai de leurs peintures murales, voici que s'imposent avec évidence Autel, Ambon, Croix, Reliquaire, Chandelier Pascal, Pupitre, Sièges. Sans rien trahir du savoir faire de l'artiste en des créations de taille réduite et avec la même perfection. Goudji aura su élever son art aux dimensions monumentales de Chartres, Luçon, Tournus. En vérité, il vient de créer le bijou précieux et religieux, mieux liturgique, qu'attendait cet écrin qu'est St Philibert et que l'on vient voir du monde entier ».

Père Yves Bachelet, Curé de Saint Philibert en Tournugeois

Lettre à Goudji au lendemain de l'ouverture de la Porte Sainte Cité du Vatican, 5.01.2000

« Je viens vous remercier pour le " marteau jubilaire " que vous avez créé à la demande de "l'Office pour les Célébrations Liturgiques Pontificales " à l'occasion de l'Année Sainte 2000 et qui trouvera place dans la" Sacristie Pontificale ".

C'est l'occasion pour moi de vous féliciter du " fermoir " du pluvial porté par le Pape Jean-Paul II le soir même de l'ouverture de la Porte Sainte en la Basilique St. Pierre de Rome et que tous ont pu admirer ».

Monseigneur Piero Marini, Maître des Cérémonies Pontificales

Lettre à Goudji

Secrétairerie d'Etat du Vatican, le 9 mars 2000

« Sensible à votre délicatesse et à l'attachement à sa personne que vous lui manifestez ainsi, le Pape m'a chargé de vous transmettre ses vifs remerciements. Il se réjouit de ce que vos créations de sculpteur-orfèvre, profondément inspirées par l'Ecriture et l'esprit liturgique de l'Eglise, illustrent cette " alliance établie depuis toujours entre l'Evangile et l'art", comme il l'a souligné dans sa Lettre aux artistes (N. 14). Puissent la beauté de votre art et l'inspiration créatrice qui la suscite aider les hommes à s'émerveiller devant le mystère de l'Incarnation que nous célébrons de manière toute spéciale en cette année jubilaire ! »

Monseigneur G.B. Ré Substitut du Pape

Aménagement du nouveau sanctuaire de l'Abbatiale Saint Philibert de Tournus.

« Un dominicain nous livre ses réactions :

Selon certains le Beau est un transcendantal, c'est-à-dire une réalité capable de dire Dieu. L'œuvre que Goudji a réalisée pour le sanctuaire de l'abbatiale de Tournus témoigne et dit le Beau. Elle est une expression du divin que l'on ne se lassera pas de contempler ».

Frère Arnaud Lamouille

Patrimoine

"Vingt siècles en cathédrales"

Leurs flèchent dominent vingt siècles d'histoire

Les Trésors des cathédrales

« C'est un événement exceptionnel qui magnifie un patrimoine exceptionnel. La réunion unique dans un lieu unique, le Palais épiscopal du Tau à Reims, de 250 œuvres d'art provenant de 55 cathédrales de France : tapisseries, peintures, sculptures, pièces d'orfèvrerie...

Epoque moderne enfin, avec deux chefs-d’œuvre d'orfèvrerie signés Goudji, le grand sculpteur liturgique actuel, dont l'art n'a rien à envier à celui de ses prédécesseurs ».

Françoise Varenne, Le Figaro - 14/07/2001

Création de l'ostensoir de la cathédrale du Puy-en-Velay

« Ce magnifique ostensoir est bien digne du sanctuaire auquel vous le destiniez. Il s'inscrit dans la grande tradition de l'orfèvrerie, telle que nous avons pu la suivre à travers la France Romane ou dans l'exposition Charles VI. En renouvelant les formes de l'objet, vous lui donnez une majesté où s'exprime votre propre génie. Votre invention, par sa singularité, nous restitue cette impression de l'unique, toujours saisissante. Votre mise en gloire de matières précieuses fascine notre goût d'une splendeur puisée aux sources mêmes de la terre et de la ferveur ».

François Chapon, Directeur Honoraire de la Bibliothèque Doucet - 17/06/2005

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